Un appartement dans son jus
Cet appartement sous les toits typiquement parisiens, de 108 m2 au sol, n'était ni lumineux, ni en très bon état. En effet, il était constitué d'anciennes chambres de bonne regroupées précédemment.
Or, si la localisation dans le 5ème arrondissement de Paris avait séduit notre cliente, la configuration actuelle ne lui convenait pas.
Elle souhaitait de l'espace et de la lumière... Des travaux d'envergure étaient donc à prévoir !
A mon habitude, je vous emmène pour un petit tour d'horizon de l'appartement lorsque je l'ai découvert.

Le salon très étroit et peut lumineux.

La future salle à manger

La cuisine

La première chambre peu logeable...

La 2ème "chambre" très étroite

L'unique salle de bain

Une mini pièce qui sera transformée en 2ème salle de bain.

Les toilettes peut avenantes...
Des travaux d'envergure
Pour transformer totalement cet appartement, cela nécessitait de gros travaux ; déposer les appareils sanitaires, les placards existants tous très mal placés, peu pratiques et en mauvais état, supprimer des cloisons ou les "déplacer", ouvrir un mur porteur sur une très grande longueur, créer des châssis de toit et agrandir celui de la salle de bain.
Voici les plans qui présentent l'évolution du projet :

Plan état existant

Plan de démolition

Plan du projet
On a commencé par les déposes des placards et la démolition des cloisons, puis par l'enlèvement du parquet en assez mauvais état.
Chaque pièce ayant un parquet perpendiculaire aux fenêtres, il fallait de toute façon le changer pour unifier l'espace. Cela implique de sceller de nouvelles lambourdes.

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Les travaux struturels
Après acceptation lors de l'Assemblée Générale de Copropriété et l'accord de l'administration, les travaux sur la structure ont pu commencer.
Un grand mur porteur constitué de poteaux bois plâtrés séparait la zone cuisine et salle à manger du salon.
Après dégarnissage des poteaux, les ouvriers ont posés des étaies pour soutenir le plafond et la toiture.
Ensuite, une arche métallique en IPN de 240 mm soudés et moisés a été scellée au sol, en suivant la note de calcul de l'ingénieur structure.


En parallèle, les couvreurs ont installé les châssis de toit. Puis, le maçon a fait des encadrements en BA13 autours des châssis et habillé les IPN de BA13 coupe-feu (que l'on distingue par sa couleur rose). C'est obligatoire ; Cela permet d'éviter que le fer des IPN ne fonde rapidement en cas d'incendie !


Un chantier qui ne s'arrête jamais
Dans un chantier comme celui-là, rien ne s'arrête jamais. Les équipes travaillent souvent en même temps ou se croisent ponctuellement.
Pendant qu'une entreprise travaille dans le salon, une autre intervient dans une salle de bain, une troisième est sur le toit pour poser un groupe de climatisation ou une sortie pour la hotte !
A peine les travaux sur la structure achevés, les cloisons sont montées, puis le parquet est posé.
Le parquet pour unifier les espaces
Comme je l'ai déjà signalé, certaines lambourdes ont dû être scellées dans le sens opposé à leur sens d'origine dès le démarrage des travaux. Il a ensuite fallu attendre que le séchage soit total avant de poser le nouveau parquet en chêne massif. Faire des tests d'humidité régulièrement pour vérifier que le scellement est bien sec en profondeur est indispensable. Le bois n'aime pas l'humidité !
On apporte toujours le parquet assez tôt sur le chantier pour qu'il s'adapte au taux d'humidité général de l'appartement.
Dans ce chantier, il y a eu plus de 6 à 7 cm de faux aplomb d'un bout à l'autre de l'appartement... et c'est en fait assez souvent le cas dans les anciens appartements parisiens !
Avant de poser le parquet, les parqueteurs ont rempli les espaces entre lambourdes par de l'isolant phonique et posé une sous-couche en liège sur les lambourdes.
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Dans les pièces humides, cuisine et salles de bain, une natte d'étanchéité a été posée avant la pose du carrelage. La salle de bain attenante à la chambre principale est habillée de carreaux verts au sol et de béton ciré sur les murs.
Dans la salle de bain des invités nouvellement créée, des carreaux en grès cérame triangulaires de chez Winckelmans sont posés au sol. Le calpinage aura demandé un grand soin pour un résultat incomparable !

Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup à dire. Il est difficile de résumer cinq mois de chantier en un article de blog... C'est pourquoi, je vous convie à découvrir la suite d'ici quelques jours !
Et si vous êtes impatient ou curieux, n'hésitez pas découvrir les photos du chantier fini, ici !


